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    Géographie historique et communale de la Charente

    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6560065d/f169.image.r=G%C3%A9ographie%20historique%20et%20communale%20de%20la%20Charente.langFR

    Ancien Canton de Jarnac

    Blog de sylviebernard-art-bouteville : sylviebernard-art-bouteville, Canton de Jarnac - Bassac

     

     Le  nouveau canton de Jarnac comprend les dix-huit communes suivantes:

    Bassac, Bourg-Charente, Chassors, Fleurac, Foussignac, Gondeville, Houlette, Jarnac, Julienne,Mainxe, Les Métairies, Mérignac, Nercillac, Réparsac,Saint-Même-les-Carrières,  Saint-Sévère, Sigogne, Triac-Lautrait.

    L'ancien canton, entièrement situé sur la rive droite de la Charente, appartient, pour la plus grande partie, à la plaine du Pays-Bas. Il comprend une vaste plaine peu accidentée, plus élevée dans sa   partie orientale et qui s'abaisse vers l'ouest.

    C'est une contrée riche, bien cultivée. Grâce à la nature argileuse de leur sol, quelques communes de la partie occidentale du canton ont pu conserver quelques vignes françaises, ayant résisté à la crise phylloxérique.

    Le principal cours d'eau du canton est la Charente, qui forme la limite méridionale et qui le sépare du canton de Segonzac. Le principal afluent de ce fleuve, dans le canton de Jarnac, est la Soloire. Ce cours d'eau prend sa source dans la Charente-Inférieure, arrose l'ouest du canton de Jarnac, reçoit à Nersillac l'important ruisseau du Tourtrat et va rejoindre la Charente près du bourg de Saint-Trojan, dans le canton de Cognac. La partie orientale du canton est parcourue par la Guirlande, joli petit cours d'eau qui sort d'une source abondante, près du bourg de Vaux-Rouillac, arrose Fleurac et Mérignac et se jette dans la Charente près de Bassac. Deux autres petits cours d'eau, la Tenais et la Belloire, rejoignent la Charente près de la ville de Jarnac; ce dernier ruisseau manque d'eau pendant une grande partie de l'année.

    Le canton de Jarnac est limité à l'ouest, par le canton de Cognac, au nord, par le département de la Charente-Inférieure et par le canton de Rouillac, à l'ouest, par les cantons d'hiersac et de Châteauneuf et au sud, par les cantons de Châteauneuf et de Segonzac.

    C'est une contrée essentiellement agricole, dont la principale culture, depuis la reconstitution des vignobles, est la culture de la vigne. Le pays est en général peu boisé ; cependant on y rencontre une forêt importante, la forêt de Jarnac, qui est répandue sur la commune de Bréville, dans le canton de Cognac, de Saint-Sévère et de Réparsac, dans le canton de Jarnac.

    La principale industrie est celle des bouilleurs ; de nombreuses distilleries sont répandues dans le canton et produisent des eaux-de-vie, classées comme Premiers Bois.

    Le canton de Jarnac est desservi par la ligne d'intérêt général d'Angoulême à Saintes ; mais cette ligne étant établie sur la rive gauche de la Charente, il en résulte que la station de Jarnac, bien que portant le nom de la ville qu'elle dessert, ne se trouve ni sur le territoire de la commune, ni même sur le territoire du canton. La petite ligne d'intérêt local de Saint-Angeau à Segonzac traverse le canton, du nord au sud.

     


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    Commune de Bassac

    Bassac (539 hab.) en 2017 est un gros bourg, situé à huit kilomètres de Jarnac et à vingt-deux kilomètres de Cognac. Avec ses rues étroites et tortueuses, il a gardé à peu près la même physionomie qu'il avait autrefois.

    Les registres de l'état civil remontent à l'année 1621.

    Bassac possédait, à l'entrée de la ville, une église paroissiale dédiée à Saint-Nicolas. C'était une construction remarquable du treizième siècle, dominée par un beau clocher à deux étages. Il ne reste plus que le mur nord de cette église.

    La commune de Bassac est limitée, au sud, par la Charente, qui se divise  en un grand nombre de bras et, à l'est, par un petit affluent du fleuve, la Guirlande. La vallée de la Charente comprend de vastes et magnifiques prairies, qui forment le tiers de la surface totale de la commune. Le nord renferme de beaux vignobles.

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    Les principales voies de communication sont la route de Châteauneuf à Jarnac( chemin de grande communication N°22 de Saint-Séverin à Matha) et la route de Saint-même à Mérignac (chemin de grande communication N°11 de Celles à Confolens), qui se croisent au bourg de Bassac. 

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     La commune de Bassac ne compte que deux hameaux importants: Cheville, dans le nord de la commune, et Bassijean, près de la route de Châteauneuf.

     

     

    Commune de Bassac

    Dans les premières années du onzième siècle, le seigneur de Jarnac, Wardrade, ayant fait voeu d'édifier sur ses terres un monastère de l'ordre de Saint-Benoît, si dieu lui accordait la grâce de devenir père, fixa son choix, d'accord avec son épouse, Rixendis, sur le petit bourg de Bassac, qui remplissait les conditions les plus favorables pour une pareille entreprise.

    Il était, en effet, difficile de rencontrer un endroit plus propice: de vastes prairies baignées par la Charente, des terres fertiles, de grands bois, une population paisible formaient le cadre naturel, au centre duquel allait s'élever la nouvelle abbaye.

     

    Bassac

    Les fondements en furent tracés par Islo, évêque de Saintes, et la charte, qui consacra la fondation de l'abbaye de Saint-Etienne de Bassac, fut signée par d'importants personnages de l'époque, parmi lesquels nous pouvons citer: le pape Benoît VIII, Islo, évêque de Saintes, Grimord, évêque d'Angoulême, Seguin, archevêque de Bordeaux, Guillaume, duc d'Aquitaine, Guillaume II , comte d'Angoulême, et beaucoup d'autre seigneurs.

    Lorsque le monastère fut édifié, Wardrade lui assura les revenus nécessaires; puis il y appela des moines de l'abbaye de Saint-Cybard d'Angoulême et mit à leur tête un des leurs, Aymard, qui était renommé par sa haute piété. Quelque temps après, l'église de la nouvelle abbaye fut consacrée par les évêques d'Angoulême et de Saintes.

     

    Bassac

    Vers la fin du onzième siècle, la discipline s'étant relâchée parmi les moines de l'abbaye de Bassac, le pape Urbain II crut devoir les soumettre à l'autorité de l'abbé de Saint-Jean d'Angély. Cet acte de vigueur, dont les effets devaient se faire sentir pendant plus de cent cinquante ans, eut pour résultat de relever l'abbaye de la décadence dont elle était menacée et de la replacer parmi les abbayes les plus riches et les plus propères de la Saintonge.

    C'est vers le milieu du treizième siècle que les moines de Bassac réussirent à s'affranchir de la sujétion qui liait à Saint-Jean d'Angély . A la même époque, l'église primitive, devenue insuffisante, fut agrandie et remplacée par un autre monument beaucoup plus vaste.

     

    Les treizième et quatorzième siècles furent une période de grande prospèrité pour l'abbaye de Bassac. Grâce à sa situation écartée, le monastère put franchir sans dommages la première période de la guerre de Cent ans. Bien plus, l'abbaye de Saint-Jean d'Angély ayant été pillée et ruinée, en 1346, par le duc de Lancastre, une partie de ses religieux se réfugièrent à l'abbaye de Bassac, dont le personnel fut, de ce fait, considérablement augmenté.

    Bassac

    Cette tranquillité ne devait pas durer. En 1434, une troupe d'Anglo-Gascons, commandée par le maire de Bordeaux, s'empara de la petite ville de Bassac; les bâtiments de l'abbaye fut ruinés; les religieux et les habitants furent dispersés et plusieurs d'entre eux furent emmenés en captivité. Tout le pays environnant fut également saccagé. Lorsque la tourmente fut apaisée, les moines qui avaient échappé au désastre ne retrouvèrent, à la place de leur couvent, qu'un morceau de ruines et durent se retirer dans quelques maisons particulières.

     

    Pour remédier à une telle situation, il était nécessaire que le monastère eût à sa tête un homme énergique et intelligent, capable de s'opposer aux empiétements des seigneurs voisins. Le choix des religieux se porta sur Henri de Courbon, prieur de Jarnac, qui réunissait toutes les qualités voulues. Issu d'une frande famille de la Saintonge, c'était un homme sage et courageux qui, à une haute vertu, joignait une grande fermeté de caractère.

    Bassac

    A son arrivée à Bassac, il trouva les murailles de l'abbaye détruites, Il fit donc reconstruire le monastère et les cloîtres et rebâtir la maison abbatiale; puis, afin de mettre le couvent à l'abri d'un coup de main, il fit fortifier l'église et entourer l'abbaye d'un mur d'enceinte percé de meutrières.

     

    Craignant que les moines de l'abbaye ne suivissent l'exemple de beaucoup de monastères, où la discipline avait une fâcheuse tendance à se relâcher, il la fixa par de sages règlements et mit tout en oeuvre pour stimuler le zèle et la faveur de ses religieux. C'est sous sa direction que fut commencé le Cartulaire de l'abbaye de Bassac.

    Deux procès, qu'il eut à soutenir contre le seigneur de Jarnac, montrent avec quelle ardeur il défendit les droits et les privilèges de son monastère.

     

    Renaud Chabot, seigneur de Jarnac, qui avait droit de haute, moyenne et basse justice sur l'étendue de sa seigneurie, prétendait avoir juridiction sur les hommes de l'abbaye de Bassac. L'abbé de Bassac ne pouvait admettre cette prétention; aussi n'en continuait-il pas moins de faire tenir ses assises par un sénéchal et un prévôt. Voici à quelle occasion ce différend fut tranché en faveur de l'abbaye.

    Bassac

    Une rixe étant survenue entre quelques paysans sur un fief relevant de la seigneurie de Jarnac, mais appartenant à l'abbaye de Bassac, l'abbé évoqua l'affaire devant le prévôt de l'abbaye.

     

     Renaud Chabot se pourvut aussitôt auprès du sénéchal du Poitou. Mais, avant que ce magistrat eût rendu son jugement, le comte Jean d'Angoulême avait fait consentir les deux parties à s'en remettre à l'arbitrage de maître Nicolas Acton, lieutenant général en la sénéchaussée d'Angoumois, qui décida que le prétention du seigneur de Jarnac était inadmissible.

     

    Le seigneur de Jarnac conçut un vif dépit de cet échec, et pour en tirer vengeance, son fils. Louis Chabot, réclama une partie des revenus du prieuré de Jarnac, dont Henri de Courbon avait conservé le bénéfice. Il en résulta un procès qui dura dix ans et qui se termina également en faveur de l'abbé de Bassac.

    Les successeurs d'Henri de Courbon suivirent son exemple et continuèrent son oeuvre.

    Bassac

    Avec Jean de Puyguyon commença, en 1538, la série des abbés commendataires. Après sa mort, survenue en 1558, le seigneur de Jarnac s'empara indûment des revenus de l'abbaye; puis il en fit passer le bénéfice sur la tête de son frère, Jean Chabot.

    Après avoir été un fervent adepte du protestantisme, ce dernier était revenu à la foi de ses pères. Aussi fut-il en butte à la haine de ses anciens coreligionnaires qui, pour se venger, s'en prirent à ses abbayes. L'église de Bassac fut encore pillée et ceux des moines qui purent échapper à la mort durent se disperser (1562). 

     

    Pendant la sanglante bataille qui mit aux prises les catholiques et les protestants, le 15 mars 1569, et qui se déroula dans la plaine de Bassac, cette petite ville et son abbaye furent saçagées alternativement par les deux partis. L'église Saint-Etienne et l'église paroissiale de Saint-Nicolas furent criblées de projectiles; des moines et des habitants furent massacrés et d'autre emmenés prisonniers.

     

    Bassac

    Lorsque les moines purent revenir, ils retrouvèrent de nouveau leur monastère en ruines et durent s'abriter comme ils le purent.

    Pendant les dix-septième et dix-huitième siècles, l'abbaye de Bassac se releva lentement de ses ruines; la reconstruction en dura plus d'un siècle. La paix et la tranquillité étaient revenues et l'existence des moines se poursuivit dans le plus grand calme. Aussi, nous nous contenterons de signaler un différent qui éclata, dans les premières années du dix-huitième siècle, entre l'abbaye et les gabariers.

     

    Bassac

    De temps immémorial, les moines de Bassac jouissaient du droit de prélever deux boisseaux de sel sur chaque gabare de sel qui remontait la rivière, à la charge par eux d'entrenir la rivière en bon état de navigabilité dans toute l'étendue de l'abbaye. Profitant du mauvais état de l'écluse du Pas du Loup, près de Juac, les gabariers se refusaient à payer ce droit et demandaient que l'écluse fût transportée plus près de Saint-Amant-de-Graves, c'est-à-dire en dehors des terres de l'abbaye. Portée d'abord au présidial d'Angoulême, puis au conseil d'Etat, l'affaire fut soumise à l'arbitrage du sieur de Lesseville, intendant de la généralité de Limoges, qui donna gain de cause à l'abbaye.

     

    Le dernier abbé de Bassac fut Green de Saint-Marsault, qui garda ce bénéfice jusqu'à la révolution. A cette époque, l'abbaye de Bassac subit le sort des autres monastère: les moines en furent expulsés et leurs biens, saisis.

    L'ancienne église ablatiale Saint-Etienne de Bassac, devenue aujourd'hui paroissiale, mérite toute l'attention des archéologues et  des artistes.

    Bassac

     

     Elle est encore entourée des bâtiments de l'abbaye, tous remarquables par leur belle ordonnance, et quelques-uns par la perfection de leurs détails architecturaux. Mais tout disparaît devant la splendeur de la belle église, classée, avec son mobilier, parmi les monuments historiques.

     

    Cette vaste église conserve quelques traces de sa construction primitive, au onzième siècle, mais elle a été à peu près entièrement restaurée au treizième siècle. On ne peut se lasser d'admirer sa belle façade aux arcs cintrés, mais enchaînés dans toutes les délicates ornementations de l'art ogival. Le clocher, à quatre étages, dont la date semble n'être pas absolument la même, est couronné d'une belle flèche à écailles et est un des plus admirables modèles des tours charentaises.

    Bassac

     

    L'intérieur, partagé en deux parties égales par un jubé, garde, dans sa portion inférieure, sous un arceau, la sépulture des fondateurs, Wardrade et Rixendis, seigneurs de Jarnac. Les deux autres travées supérieures, contiennent les quarante stalles des moines bénédictins et le rétable de l'autel.

     

     Ce dernier, sculpté dans la pierre en haut-relief, est d'un effet superbe par le fini et la délicatesse des arabesques des rinceaux et des statuettes qui le remplissent.

    Les stalles et le lutrin sont absolument remarquables. Deux cariatides, deux corbeilles de fleurs et les miséricordes qui supportent l'accotoir des sièges sont de la plus belle exécution. 

     

    Bassac

    Les restaurations consciencieuses, accomplies depuis quelques années par l'administration des Beaux-Arts, font de l'église de Bassac le bijou architectural de cette région de la Charente.

     

     Bassac portait autrefois le titre de ville. De hautes murailles et des fossés larges et profonds en défendaient l'accès. Au midi, la Charente lui faisait une limite naturelle. En dehors de celles du monastère, il y avait trois portes: la porte Saint-Benoît, entre l'abbaye et le bourg; la porte Saint-Nicolas, près de l'église paroissiale et la porte Barrière, qui donnait accès sur le chemin d'Angoulême.

    Documentation: J. Martin-Buchey ancien professeur d'histoire.1914-1917

     


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    Blason de Bourg-Charente

    http://www.bourg-charente.fr/

     

    Le Bourg de Bourg-Charente (826 hab.) en 2017, à sept kilomêtres nord de Segonzac, et dix kilomètres de Cognac, s'étend  sur les bords de la Charente, dans une situation des plus agréables. Un beau pont, de construction récente le met en communication avec la rive droite du fleuve. Il possèdait un bureau de poste. Les premiers registres de l'état-civil remonte à l'année 1652.

    www.annuaire-mairie.fr/mairie-bourg-charente.html 

     

     

     

     

    Cheminée de la grande salle du château de Bouteville début des premières années du XVII siècles.

     Je remercie les propriétaires Marnier-Lapostolle du château de Bourg-Charente de m'avoir laissé étudier les sculptures de la cheminée de Bouteville.

                                                                 Mme Sylvie Bernard.

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     Couronnement de la souche de cheminée de la grosse tour.

    Dessin de Sadoux.

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     Peintre Mme Sylvie Bernard, peint d'après un dessin de  Sadoux conservé aux Archives Départementales.

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    Château de Bourg-Charente

    Depuis la fin du siècle dernier cette cheminée orne la grande salle du château de bourg-Charente.

    Le 28 juillet 1891, elle a été admirée en place.

    Cette carte postale ancienne nous la montre en place au château de Bouteville avant son transfert à Bourg-Charente.

     

     

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    Cheminée de la grande salle du château de Bouteville  restaurée lors de son remontage à Bourg-Charente vers 1895.

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    Emplacement de la cheminée dans la grande salle du château de Bouteville

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    Anciennes cartes 

    Blog de sylviebernard-art-bouteville : sylviebernard-art-bouteville, Château de Bourg-Charente 2011

    Commune de Bourg-Charente

    La commune de Bourg-Charente est une des plus intéressantes de l'arrondissement de Cognac, non seulement par les nombreux vestiges du passé qu'elle nous a  conservés, mais aussi par la beauté des sites qu'elle offre à nos regards.

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    En nul autre endroit, la vallée de la Charente n'est plus belle que dans la traversée de cette commune. Une haute falaise boisée domine la rive gauche du fleuve; de ce point élevé les regards embrassent un immense panorama. Sur la rive droite se dresse, au sommet d'un rocher escarpé, le château de Bourg, au-delà duquel se déroule la vaste plaine du Pays-Bas; au midi, La Champagne offre à la vue ses admirables vignobles, au milieu desquels surgit la flèche élancée de l'église de Gensac.

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    Dans les flancs de cette falaise s'ouvrent les grottes remarquables du Dérivant, véritable labyrinthe, que viennent visiter chaque année de nombreux touristes. A l'époque diluvienne, ces grottes ont été complètement obstruées par les alluvions et il a fallu des travaux importants pour les déblayer.

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    Un petit affluent de la Charente, peu important si l'on considère la longueur de son cours,  mais dont le volume est assez considérable pour fournir la force motrice à quatre moulins, sort de plusieurs sources aux environs des villages de la Lèche et de Chez-les-Tards.

    M. Ardouin-Dumazet la description de la plus belle d'entre elles.

    << Dans une excavation aux parois blanches, tapissée de sable fin, on voit sourde une multitude de sources qui bouillonnent en soulevant le sable. Des plantes aquatiques, quelques-unes aux larges feuilles, d'autres aux tiges fines et déliées, comme des chevelures, d'autre plaquées contre la roche blanche, les unes d'un vert sombre, d'autres d'un roux ardent, d'autres dorées, d'autres ayant des reflets métalliques, croissent dans l'abîme où les jeux des ombres et de la lumière produisent d'admirables effets. C'est d'une splendeur féérique............ . Cette source est magique; elle est peut-être unique au monde. Si elle n'a pas la masse puissante des sources de la Touvre et la sinistre apparence du Dormant, elle est bien plus belle que les sources de Touvre par sa limpidité et par ses effets de lumière.>>

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    Près du village de Tilloux, au milieu d'un vaste bois, on a ouvert une immense carrière de sable et de cailloux, destinée à fournir au réseau de l'Etat les matériaux nécessaires au ballastage de ses diverses lignes de chemin de fer. On a découvert, dans cette ballastière, de nombreux objets dénotant la présence de l'homme primitif sur les bords de la Charente. On y a également découvert, en 1895, une magnifique défense provenant de l'elephas antiquus.

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    La commune de Bourg-Charente est une commune riche et prospère. La vigne en constitue la principale richesse; mais elle possède également de bonnes prairies et des champs fertiles. L'industrie est représentée par d'importants moulins et par plusieurs distilleries, où le vin récolté est transformé en eaux-de-vie excellentes. On rencontre également dans la commune des carrières de pierres de taille; mais elles ne sont pas exploitées. La ligne de chemin de fer d'Angoulême à Saintes possède une halte près du village de Tilloux. La  principale voie de communication est la route nationale d'Angoulême à Saintes, qui traverse la commune de l'est à l'ouest. Entre outre, de nombreux chemins vacinaux ordinaires sillonnet son territoire.

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    L'ancien château de Bourg s'élevait sur la rive gauche du fleuve. C'était le siège d'une importance seigneurie qui s'étendait sur toute la paroisse de Bourg et comprenait également plusieurs villages de la paroisse de Gensac. Ses possesseurs s'appelèrent successivement seigneurs, barons, comtes, marquis.

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    En 1262, Ollivier, seigneur de Bourg, eut de graves démêlés avec le prieur de Bouteville,de qui dépendait l'église de Bourg. Une transaction intervint et la famille Ollivier conserva le château de Bourg. Le 19 août 1363, messire Ollivier, seigneur et baron de Bourg, rendit hommage au prince de Galles, son nouveau suzerain. Les Anglais s'étant installés au château de Bourg, le maréchal de Sancerre les en délogea en 1378 et détruisit la plus grande partie de la forteresse. Le nouveau château ne fut reconstruit qu'au seizième siècle et fut alors édifié sur la rive droite de la Charente, à l'endroit où il se trouve actuellement.

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    Au début du quinzième siècle, la terre de Bourg appartenait à une famille Bragier, dont un menbre, Pierre Bragier, fut maire de la Rochelle en 1445. Après son mariage avec Marguerite de Rohan, le comte Jean d'Angoulême acheta de la famille Bragier la terre de Bourg, qui resta attachée aux domaines des comtes d'Angoulême sous Charles d'Orléans et Louise de Savoie. Après son avènement au trone de France, François Ier donna la terre de Bourg à son ancien gouverneur Artus Gouffier. Le petit-fils de ce dernier, François Gouffier, chevalier de Malte, que sa situation tenait éloigné de Bourg, vendit cette terre, en 1607, à Pons de Pons, ancien page du roi François Ier.

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    Le fils de Pons, Renaud, étant mort sans postérité, la seigneurie de Bourg passa à sa fille, Marie Elisabeth de Pons, qui avait épousé François Amanieu d'Albret, comte de Miossens et baron d'Ambleville.

    Ce dernier fut un grand batailleur, qui tua en duel, en 1651, le marquis de Sévigné et qui fut tué lui-même, en 1672, par M. de Saint-Léger Corbon.

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    Sa veuve, Mme de Miossens, habita fréquemment le château de Bourg et sut se faire aimer par sa bonté. En 1711, elle vendit la terre de Bourg à deux beaux-frères, MM. Rambaud et Salomon; puis elle se retira à Paris, où elle mourut en 1714, âgée de 78 ans. Vers le milieu du dix-huitième siècle, la terre de Bourg était possédée entièrement par Jacques-Pierre Salomon, conseiller du roi, président-trésorier de France, au bureau des Finances de la Généralité de Limoges.

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    La famille Salomon vendit le château de Bourg en 1767 au marquis de Girac, qui prit le titre de marquis de Bourg. Le dernier seigneur de Bourg fut messire Le Camus de Néville, conseiller du roi en tous ses conseils, maître des requêtes ordinaire de son hôtel et directeur général de la librairie. Il possédait une magnifique bibliothèque qui fut saisie le 14 ventôse an II. Il émigra et la révolution s'empara de sa propriété. Le château de Bourg appartient à M. Pellison. Depuis 1921, il appartient à la famille Marnier-Lapostolle.

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    La commune de Bourg possède deux autres châteaux : ceux de Cressé et de Tilloux.

    Le château de Cressé est une magnifique demeure édifiée au milieu d'un beau parc, dont les arbres se reflètent dans les eaux de la Charente. Il appartient à Mme Gabriel Martell, femme d'un grand coeur, à laquelle on ne fait jamais appel en vain, lorsqu'il s'agit d'une bonne action.

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    Blog de sylviebernard-art-bouteville : sylviebernard-art-bouteville, Château de Bourg-Charente 2011

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    Le château de Tilloux, qui appartient à l'honorable maire de la commune, M. Harris Favraud, est une construction moderne édifiée en 1872. Cette construction a remplacé un ancien château, siège d'une seigneurie dont les possesseurs, à la fin du seizième siècle étaient Jean Vinsonneau, écuyer, sieur de Lapéruse, et Jeanne Geoffrion, son épouse.

    Leur fille, Jacquette Vinsonneau, leur succéda et porta la terre de Tilloux à son époux Charles de Crugy de Marcillac, capitaine des gardes du duc d'Eperon, qui fut nommé, en 1624, capitaine du château de châteauneuf. Charles de Marcillac se distingua au siège de la Rochelle, en 1628, et fut tué au siège de Privas en 1631.

    Blog de sylviebernard-art-bouteville : sylviebernard-art-bouteville, Château de Bourg-Charente 2011

    Le menbre le plus remarquable de la famille de Marcillac, qui conserva la terre de Tilloux jusqu'à la fin du dix-huitième siècle, fut Jean-Louis de Marcillac; il prit part au siège de Maëstricht, en 1673, et mourut des suites des blessures qu'il reçut au siège de Fouquemont.

    Le château de Tilloux fut démoli pendant la tourmente révolutionnaire et le domaine fut morcelé.

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    Les monuments religieux étaient également nombreux dans la commune de Bourg.

    Entre le château et la rive droite de la Charente existait la chapelle de Saint-Catherine, qui fut l'objet d'une transactions entre le seigneur de Bourg-Charente, le prieur de Bouteville et le chapelain de Bourg. Jean-le-Bon y avait établi des services funéraires confiés aux moines de l'abbaye de Chastres.

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    Au village de Moulineuf on voit encore quelques traces d'une chapelle dédiée à la vierge. Pendant longtemps, on vit également au même lieu  une croix de chemin, du style roman le plus pur, et dont les tronçons ont été transportés dans l'église paroissiale et dans le parc d'une maison particulière.

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    Les châteaux de Cressé et de Tilloux avaient également leur chapelle.

    Enfin, l'église paroissiale, siège d'un prieuré bénédictin et de la paroisse, subsiste encore et mérite l'attention des archéologues. C'est édifice roman, à coupoles, du milieu du douzième siècle, copie évidente du plan de la cathédrale d'Angoulême, et petit modèle de la belle abbatiale de Chastres, construite peu après par un seigneur de Bourg.

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    L'église de Bourg, en forme de croix latine, se compose d'une nef avec deux coupoles, d'un transept avec absidioles dans les croisillons et coupoles à l'intersection, enfin d'une abside très riche extérieurement, très sévère à l'intérieur.

    La façade, à trois étages, comprend un beau portique à quatre archivoltes entre les deux portes aveugles latérales.

    Le second étage est fait de quinze arcature portées sur des colonnettes détachées, reposant sur une très riche corniche. Les archivoltes des arcades sont faites d'un bandeau chargé de toute la complication des lignes géométriques les plus capricieuses. 

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    L'étage supérieur comprend six arcades portées par des colonnettes accouplées. Le grain très fin et très résistant de la pierre à conservé cette riche façade dans sa fraîcheur d'origine.

    L'abside, ajourée de trois fenêtres seulement, est ornée, à l'intérieur, de colonnes massives qui soutiennent un très riche entablement. Chaque compartiment est formé d'une arcade nue, d'une niche à double archivolte portée par quatre colonnettes isolées, et enfin de trois petites arcatures reposant sur des colonnettes isolées.

    Bourg possède assurément une des plus riches absides de la Charente.

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    Le clocher, du dix-septième siècle, défigure cette charmante église, qui avec raison, vient d'être reclassée parmi les monuments historiques.

    Sur la muraille du nord, on peut remarquer une fresque du treizième siècle, à la détrempe, aussi bienconservée qu'elle est remarquable. Elle représente l'Adoration des Mages.

    Documentation: J. Martin-Buchey ancien professeur d'histoire.1914-1917

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    Le château de Tilloux, qui appartient à l'honorable maire de la commune, M. Harris Favraud, est une construction moderne édifiée en 1872. Cette construction a remplacé un ancien château, siège d'une seigneurie dont les possesseurs, à la fin du seizième siècle étaient Jean Vinsonneau, écuyer, sieur de Lapéruse, et Jeanne Geoffrion, son épouse.

    Leur fille, Jacquette Vinsonneau, leur succéda et porta la terre de Tilloux à son époux Charles de Crugy de Marcillac, capitaine des gardes du duc d'Eperon, qui fut nommé, en 1624, capitaine du château de châteauneuf. Charles de Marcillac se distingua au siège de la Rochelle, en 1628, et fut tué au siège de Privas en 1631.

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    Le menbre le plus remarquable de la famille de Marcillac, qui conserva la terre de Tilloux jusqu'à la fin du dix-huitième siècle, fut Jean-Louis de Marcillac; il prit part au siège de Maëstricht, en 1673, et mourut des suites des blessures qu'il reçut au siège de Fouquemont.

    Le château de Tilloux fut démoli pendant la tourmente révolutionnaire et le domaine fut morcelé.

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    Les monuments religieux étaient également nombreux dans la commune de Bourg.

    Entre le château et la rive droite de la Charente existait la chapelle de Saint-Catherine, qui fut l'objet d'une transactions entre le seigneur de Bourg-Charente, le prieur de Bouteville et le chapelain de Bourg. Jean-le-Bon y avait établi des services funéraires confiés aux moines de l'abbaye de Chastres.

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    Au village de Moulineuf on voit encore quelques traces d'une chapelle dédiée à la vierge. Pendant longtemps, on vit également au même lieu  une croix de chemin, du style roman le plus pur, et dont les tronçons ont été transportés dans l'église paroissiale et dans le parc d'une maison particulière.

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    Les châteaux de Cressé et de Tilloux avaient également leur chapelle.

    Enfin, l'église paroissiale, siège d'un prieuré bénédictin et de la paroisse, subsiste encore et mérite l'attention des archéologues. C'est édifice roman, à coupoles, du milieu du douzième siècle, copie évidente du plan de la cathédrale d'Angoulême, et petit modèle de la belle abbatiale de Chastres, construite peu après par un seigneur de Bourg.

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    L'église de Bourg, en forme de croix latine, se compose d'une nef avec deux coupoles, d'un transept avec absidioles dans les croisillons et coupoles à l'intersection, enfin d'une abside très riche extérieurement, très sévère à l'intérieur.

    La façade, à trois étages, comprend un beau portique à quatre archivoltes entre les deux portes aveugles latérales.

    Le second étage est fait de quinze arcature portées sur des colonnettes détachées, reposant sur une très riche corniche. Les archivoltes des arcades sont faites d'un bandeau chargé de toute la complication des lignes géométriques les plus capricieuses. 

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    L'étage supérieur comprend six arcades portées par des colonnettes accouplées. Le grain très fin et très résistant de la pierre à conservé cette riche façade dans sa fraîcheur d'origine.

    L'abside, ajourée de trois fenêtres seulement, est ornée, à l'intérieur, de colonnes massives qui soutiennent un très riche entablement. Chaque compartiment est formé d'une arcade nue, d'une niche à double archivolte portée par quatre colonnettes isolées, et enfin de trois petites arcatures reposant sur des colonnettes isolées.

    Bourg possède assurément une des plus riches absides de la Charente.

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    Le clocher, du dix-septième siècle, défigure cette charmante église, qui avec raison, vient d'être reclassée parmi les monuments historiques.

    Sur la muraille du nord, on peut remarquer une fresque du treizième siècle, à la détrempe, aussi bienconservée qu'elle est remarquable. Elle représente l'Adoration des Mages.

    Documentation: J. Martin-Buchey ancien professeur d'histoire.1914-1917

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