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    Canton de Cognac

    Blog de sylviebernard-art-bouteville : sylviebernard-art-bouteville, Canton de Cognac Nord - Cognac sud.

    Le  canton de Cognac nord comprend les sept communes suivantes: 

    Bréville, Boutiers-Saint-Trojan, Cherves Richemont, Cognac (est aussi chef lieu du Canton de Cognac-sud), Mesnac, Saint-Brice, Saint-Sulpice-de-Cognac.

    Le canton de Cognac sud comprend les huit communes suivantes:
     
    Ars, Châteaubernard, Cognac est aussi chef lieu du Canton de Cognac-Nord), Gimeux, Javrezac,Louzac-Saint-André, Merpins, Saint-Laurent-de-Cognac.

    Le canton de Cognac est divisé, par la Charente, en deux parties d'inegale superficie et d'aspect bien différent. La partie située sur la rive gauche du fleuve est la moins étendue; elle appartient à la plaine de la Grande Champagne et les eaux-de-vie qui en proviennent sont plus estimées, notamment  celles provenant de la commune de Gimeux.

    Sur la rive droite de la Charente s'étend une contrée mamelonnée, dont les collines, peu élevées et boisées, sont couvertes de magnifiques vignobles et produisent les eaux-de-vie vendues sous le nom de Borderies.

    Au delà de cette contrée accidentée, vers le nord, s'étend la plaine du Pays-Bas.

    Deux des principaux afluents de la Charente rejoignent le fleuve dans le canton de Cognac: le Né, sur la rive gauche et l'Antenne, sur la rive droite.

    Après avoir servi de limite entre les deux communes d'Ars et de Gimeux, le Né sépare les deux départements de la Charente et de la Charente-Inférieure, et se jette dans la Charente au port de Lys.

    L'Antenne entre dans le canton de Cognac par la commune de Mesnac, se divise en plusieurs bras dans la commune de Saint-Sulpice et vient rejoindre la Charente, après avoir traversé le bourg important de Javrezac. La vallée de cette rivière est une des plus pittoresques de notre département.

    Un autre afluent de la Charente, sur la rive droite, la Soloire sépare les deux communes de Saint-Brice et de Boutiers-Saint-Trojan.

    Le canton de Cognac est limité, au nord et à l'ouest, par le département de la Charente-Inférieure, au sud, par le canton de Segonzac et à l'est, par le canton de Jarnac.

    Ce canton est essentielement agricole; la principale, pour ne pas dire la seule culture en est la vigne, dont les produits ont rendu le nom de Cognac célèbre dans le monde entier.

    La principale industrie est celle des bouilleurs; elle consiste à transformer en eaux-de-vie le vin récolté. Cette industrie mérite une mention particulière; car, c'est par leurs procédés de fabrication que les bouilleurs parviennent à donner aux eaux-de-vie tout l'arôme et toute la finesse qui en font des produits inimitables.

    Signalons également: dans la commune de Saint-Sulpice, des carrières de pierres de taille et, dans la commune de Cherves, d'importante carrières de plâtre.

     

    Nouveau Canton de Cognac

    Le canton n°11 ( COGNAC-1) comprend: 

    1 Les communes suivantes : Boutiers-Saint-Trojan, Bréville, Cherves-Richemont, Louzac-Saint-André, Mesnac, Saint-Brice, Saint-Suplice-de-Cognac;

    2 La partie de la commune de Cognac située au nord d'une ligne définie par l'axe des voies et limites suivantes: à partir de la limite territoriale de la commune de Javrezac, avenue de Saintes, boulevard de Javrezac, rue de la Croix-Montanette, rue de Crouin, boulevard Oscar-Planat, cours de la Charente, rue du Port, rue de Gâte-Bourse, place Edouard-Martell, allée Bernard-Guionnet, rue du 14-Juillet, place François-1er, rue Henri-Fichon, rue de la République, rue de l'Echassier, jusqu'à la limite territoriale de la commune de Châteaubernard.

    Le bureau centralisateur de ce canton est le bureau centralisateur de la commune de Cognac.

     

    Le canton n° 12 (Cognac-2) comprend:

    1 les communes suivantes : Ars, Châteaubernard, Gimeux, Javrezac, Merpins, Saint-Laurent-de-Cognac; 

    2 La partie de la commune de Cognac non incluse dans le canton de Cognac-1.

    Le bureau centralisateur de ce canton est le bureau centralisateur de la commune de Cognac.


  • Bréville

     

    Cartes anciennes

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    Commune de Bréville

    La commune de Bréville est la plus septentrionale de l'arrondissement de Cognac. Comme la commune voisine de Mesnac, elle appartient entièrement à la plaine du Pays-Bas. La Soloire en arrose tout le nord-est et le Véron, affluent de l'Antenne, la sépare, à l'ouest, du département de la Charente-Inférieure. Le sud en est couvert par l'importante forêt de Jarnac, qui s'étend également sur les communes voisines de Sainte-Sévère et de Réparsac.

    C'est une des rares communes du département qui, par suite de la nature de leur sol, aient pu conserver une partie de leurs vignes françaises pendant la crise phylloxérique.

    La commune est, en général, bien cultivée et la vigne, qui en forme la principale culture, y donne des produits estimés. Toute-fois, la vignoble n'est pas encore complètement reconstitué et,  comme la polus grande partie du sol n'est propre qu'à la culture de la vigne, beaucoup de terrains sont encore en friche.

    Les vins récoltés dans la commune sont convertis en eaux-de-vie dans les distilleries de M. Loizeau, à la Fournerie et de M. Petit, au Burguet.

    La commune de Bréville est en dehors des grandes voies de communication. Aucune ligne de chemin de fer ne la traverse; la gare la plus proche est située à huit kilomètres, à Louzignac, sur la ligne d'intérêt local d'Angoulême à Matha.

    La principale voie de communication est la route de Jarnac à Matha ( chemin de grande communication N°22 de Saint-Séverin à Matha) , qui passe au bourg de Bréville. Un chemind'intérêt commun, qui traverse toute la commune du sud au nord, et un bon chemin vicinal ordinaire complètent ce réseau routier.

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    Le bourg de Bréville( 517 hab.), à quatorze kilomètre nord-est de Cognac, est un bourg insignifiant, situé près de la Soloire.

    Son église ne possède aucune particularité remarquable.

    Les premiers registres de l'état civil remontent à l'année 1635.

    Documentation: J. Martin-Buchey ancien professeur d'histoire.1914-1917

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     Boutiers-Saint-Trojan

    www.annuaire-mairie.fr/mairie-boutiers-saint-trojan.html

     

     

    Commune de Boutiers-Saint-Trojan

    Cette commune est formée par la réunion des deux anciennes paroisses de Boutiers et de Saint-Trojan, et néanmoins sa surperficie n'est que de sept cent quatre hectares. Une population de 1437 habitants, soit 201.5 habitants par kilomètre carré, est répandue sur ce territoire. Si la population est aussi dense, cela tient au voisinage de la ville de Cognac, dont Boutiers est presque un faubourg.

    Cette commune est limitée, au sud-ouest, par la Charente et au sud-est, par un affluent de ce fleuve, la Soloire. Les vallées de ces deux cours d'eau renferment d'excellentes prairies. Le plateau qui les sépare est couvert de beaux vignobles, comprenant environ le quart de la surface de la commune. Les autres cultures sont un peu délaissées et le vignoble tend à prendre une place de plus en plus grande. 

    La principale voie de communication est le chemin de grande communication N°24 de Barbezieux à Macqueville, qui traverse la Charente au pont de Châtenay. Un chemin d'intérêt commun, venu de Cognac, dessert le bourg de Boutiers et se dirige vers Nercillac. Ce réseau est complété par divers chemins vicinaux ordinaire.

    Le Bourg de Boutiers , à trois kilomètres nord-est de Cognac, se dresse, dans une situation pittoresque, au sommet d'une colline, qui domine la vallée de la Charente. Son église datait du douzième siècle; elle avait la forme d'un carré long, voûté en ogive romane. Cette église, démolie depuis longtemps, est remplacée actuellement par un édifice moderne.

    Boutiers-Saint-Trojan

    Boutiers était, au moyen-Age, le siège d'une commanderie de Templiers, qui fut supprimée en même temps que les autres établissements de cet ordre.Cette commanderie releva ensuite de l'ordre de Malte : puis, au dix-huitième siècle, elle appartient aux chanoines réguliers de St-Antoine de la grande-Lande, qui la vendirent à M. de la Ville. Elle passa ensuite aux mains du comte d'Artois, puis elle fut morcelée entre divers propriétaires.

    Près de la Charente, à la sortie du pont de Châtenay, s'élève la jolie petite église de Saint-Marmet, malheureusement en ruines. C'était un carré long avec une voûte en ogive romane et une fenêtre en plein cintre. La voûte du sanctuaire devait être d'une époque postérieure.

    Boutiers-Saint-Trojan

    Saint-Trojan est situé au sud de la commune, au dessus de la vallée de la Soloire. L'église, classée parmi les monuments historiques, peut dater du douzième siècle. Son portail, en plein cintre, est assez bien conservé, ainsi que son clocher, à deux étages.

    Saint-Trojan possédait un château qui était habité par les seigneurs du lieu et où se plaisait Louise de Savoie, mère du roi François 1 er. La seigneurie de Saint-Trojan fut pendant longtemps unie à celle de Saint-Brice. Dans les premières années du seizième siècle, elle était possédée par François Gasteuil, chevalier, époux de Jeanne de Livenne.

    Leur fille, catherine Gasteuil, épousa, vers 1515, Jean Poussard, seigneur de Fors, chambellan du duc d'Alençon. Ce fut l'aîné de leurs enfants, Charles Poussard, seigneur de Fors, Saint-Trojan et Lignières, qui réunit les deux terres de Saint-Trojan et de Saint-Brice, et, à partir de cette époque, les deux terres eurent une existence commune pendant plus de deux siècles. 

    Boutiers-Saint-Trojan

     Des six enfants que Charles Poussard eut de son union avec Marguerite de Bazoges, ce fut Suzanne Poussard qui eut en partage la terre de Saint-Trojan. Le 5 mai 1582, cette derière épousa Louis d'Ocoy, chevalier, seigneur de Courvrelles, chambellan du prince de Condé. De ce mariage naquit Jean-Casimir d'Ocoy de Couvrelles, qui épousa Jeanne de la Rochefoucauld.

    Les Poussard et les d'Ocoy étaient protestants, et Jean-Casimir d'Ocoy fit édifier, à l'extrémité de son jardin, un temple, sous lequel fut creusé un caveau destiné à la sépulture des menbres de sa famille. Le temple n'existe plus; mais on peut encore voir le caveau.

    La petite-fille de Jean-Casimir d'Ocoy, Marie d'Ocoy, épousa messire Jean-Paul de la Motte d'Ayran, qui fut chevalier de Saint-Louis et capitaine de la marine de roi à Rochefort.

    Boutiers-Saint-Trojan

    A la fin du dix-huitième siècle, la seigneurie de Saint-Trojan appartenait à la famille de Maulevrier.

    A la limite de la commune de chervres, près de la Charente, se voit un grand bâtiment, près duquel s'élevait un château aujourd'hui disparu: c'est le Solençon, siège d'un fief dépendant de la seigneur de Gié, qui fut maréchal de France.

    En 1467, le Solençon fut acquis, en même temps que tourteron, par Charles d'Orléans, qui consacra à ces deux acquisitions la somme de neuf cents écus d'or.

    La terre du Solençon fut possédée par les Valois-d'Angoulême jusqu'après le règne du roi François 1er; elle fit partie du  duchépairie d'Angoulême créé par ce prince en faveur de sa mère. Le comte Jean d'Angoulême avait créé au Solençon un vaste étang aujourd'hui désséché et remplacé par une magnifique prairie.

    Plus tard le Solençon fut engagé et eut des seigneurs particuliers.

    En 1604, il appartenait à Henri Geoffrion, qui laissa cette terre à Jeanne Geoffrion, sa soeur ou sa fille. Cette dernière avait épousé Jean Vinsonneau, sieur de Tillou, homme d'armes de la compagnie du duc d'Epernon.

    Des deux filles issues de ce mariage, ce fut Marie Vinsonneau qui eut en partage le Solençon. Elle épousa René de la Tour, sieur de Saint-Fort-sur-le-Né. Les deux époux avaient à Cognac une maison qu'ils habitaient l'hiver, mais ils séjournaient volontiers au Solençon pendant la belle saison et ils y eurent quelques-uns de leurs enfants.

    Boutiers-Saint-Trojan

    Après la mort de M. de la Tour. La Solençon passa dans la maison de Brémond d'Ars par le mariage de la plus jeune de ses filles, Marie de la Tour, avec Jacques de Brémond d'Ars. Ce dernier, qui tout d'abord s'était fait moine, était sorti de son couvent, après la mort de ses deux frères, pour figurer à la tête de sa maison.

    En 1756, Marie-Madeleine de Brémond, qui avait épousé le marquis de Verdelin, vendit la terre du Solençon à M. de la Ville, ancien receveur des finances, qui avait longtemps habilité Saint-Domingue. En 1772, le duc de KLa Vauguyon, gouverneur de Cognac, qui avait obtenu du roi les châtellenies de Cognac et de Merpins, en échange d'une partie de la forêt de Senonches, se rendit acquéreur de la seigneurie de Solençon ; cette seigneurie fit ensuite partie de l'apanage du comte d'Artois.

    Boutiers-Saint-Trojan

    Ce dernier songea à utiliser le Solençon pour y installer une raffinerie de sucre ; mais le roi n'ayant pas donné son appobation à ce projet, il fut abondonné, C'est à ce moment que le château fut démoli et qu'il ne subsista que le  grand bâtiment que nous voyons encore aujourd'hui.

    En 1791, le domaine de Solençon fut mis sous séquestre, ainsi que les autres biens du comte d'Artois et régi d'abord par M.Caminade, puis, à partir de 1793, par les préposés de la régie nationale. Il fut mis en vente en 1833. 

    Documentation: J. Martin-Buchey ancien professeur d'histoire.1914-1917

     


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    Cherves-Richemont

     

    Commune de Cherves

    Cette commune est de beaucoup la plus vaste du canton. Elle s'étend depuis le département de la Charente-Inférieure, au nord, jusqu'aux portes de Cognac, au sud.

    Elle est très variée d'aspect: à l'ouest, l'Antenne coule dans une vallée pittoresque, arrosant de belles prairies et décrivant de nombreux méandres; de faibles ondulations de terrain dominent cette vallée et s'abaissent progressivement. Le nord et l'est de la commune appartiennent à la région dite du Pays-Bas et forment une vaste plaine couverte de vignobles magnifiques et de champs parfaitement cultivés.

    Toute cette partie est traversée par une sorte de canal auquel on donne le nom de Fossé du Roy, et qui, se détachant de l'Antenne, va rejoindre la Charente, près du Solençon. Un petit affluent de l'Antenne, le Ris-Bellot, qui vient de la commune de Saint-André, sert de limite aux communes de Cherves et de Richemont. 

    L'agriculture est en grand honneur dans la commune de Cherves, et les terres en friche y sont des plus rares. La vigne en est la principale culture et couvre le tiers de la surface total. La partie occidentale est bien boisée; le reste de la commune renferme de beaux champs de blé et de magnifiques prairies, tant naturelles qu'artificielles.

    On rencontre, dans la commune de Cherves, de belle propriétés, parmi lesquelles nous citerons: Chanteloup, la magnifique propriété de M.Ed. Martell, ancien sénateur de la Charente; Château-Chesnel, dont nous dirons ci-dessous l'histoire, à M. le comte de Roffignac; Mongaud, à M.Guillet, négociant à Saintes; Fontaulière et Champblanc à M. Daunizeau.

    Cherves-Richemont

    A Champblanc, se trouvent de très importants gisements de pierre à plâtre exploités par M. Daunizeau et par M. Manuel. L'exploitation de M. Daunizeau est de beaucoup la plus importante. Sur l'Antenne, se trouve quelques moulins actuellement en chômage.

    La commune est traversée, du sud au nord, par la petite ligne d'intérêt local de Cognac à Saint-Jean-d'Angély, qui dessert le bourg de Cherves. Les autres voies de communication sont la route de Cognac à Saint-Jean-d'Angély ( route départementale N°2 d'Aubeterre à Saint-Jean-d'Angély) et la route de Cherves à Matha ( chemin de grande communication N) 21 d'Aubeterre à Matha), qui se détache de cette dernière route.

    De nombreux chemins d'intérêt commun complètent ce réseau. L'un, qui vient de Cognac, parcourt toute la partie orientale de la commune et se dirige vers Bréville ; un autre, venu de Sainte-Sévère, traverse le nord de la commune et se dirige vers Mesnac; un troisième quitte la route de Matha près du bourg de Cherves et va rejoindre Nersillac ; enfin un quatrième unit le pont de Saint-Sulpice, sur la  route de Saint-Jean-d'Angély , à la commune de Saint-André. Ajoutons que la commune est traversée par l'ancienne voie romaine de Saintes à Lyon, qui passe à proximité du bourg de Cherves.

    Cherves-Richemont

    Le bourg de Cherves,  à sept kilomètre nord de Cognac, est bâti dans une belle situation, au sommet d'une colline d'où l'on domine d'un côté la vallée de l'Antenne et de l'autre, la riche plaine du Pays-Bas. Il possède un bureau de poste et est le siège d'une perception.

    Son église, du douzième siècle, dépendait du prieuré de Saint-Léger de Cognac. C'est une des plus jolies églises à coupoles de l'arrondissement de Cognac ; elle possède trois coupoles demi-sphériques et une abside. Le clocher, dont la base est également du douzième siècle, est surmonté d'une flèche à assises imbriquées et terminé en cône aigu.

     

    Les registres de l'état civil remonte à l'année 1610.

    Cherves-Richemont

    La seigneurie de Cherves dépendait du château de Cognac. C'était un hébergement, c'est-à-dire que le suzerain y avait droit de gîte et de nourriture pour lui et pour sa suite.

    En 1445, la terre de Cherves appartenait à Pierre de Parage, dont la fille, Jeanne, épousa Jacques Adam, bourgeois et échevin de Cognac. Ce dernier mourut en 1523, et ses héritiers vendirent la terre de Cherves, entre 1530 et 1535, à Jacques Chesnel, sieur des Réaux, gouverneur de Cognac.

    Le petit-fils de Jacques Chesnel, François, épousa Renée de Puyrigault, qui lui apporta en dot les terres de Mesnac et de Chazotte, et laissa ses biens à son fils, Charles-Roch Chesnel.

    Cherves-Richemont

    Ce dernier, se trouvant trop à l'étroit dans le vieux manoir de ses ancêtres, fit construire, en 1610, un nouveau château qu'il dénomma le château-Chesnel. Ce château fut construit dans une admirable situation, au sommet d'une colline d'où l'on domine toute la vallée de l'Antenne. C'est une magnifique construction, complètement entourée d'un parapet crénelé, qui lui donne un aspect féodal des plus importants.

    De son mariage avec Louise de Saint-Georges, Charles-Roch Chesnel eut trois enfants. L'aîné, Josias Chesnel, fut un homme de guerre remarquable; il prit une part active au siège de Cognac, en 1631. Il fut dans l'obligation d'aliéner une partie de ses terres pour payer les dettes de sa maison. Charles-Louis Chesnel, petit-fils de Josias, se distingua dans la marine.

    Il devint capitaine de vaisseau, puis chef d'escadre. Son fils étant mort jeune, son héritage passa, vers 1754, à sa fille, mariée au comte d'Orvilliers. Ce dernier fut un de nos marins les plus remarquables. Nommé en 1778 au commandement de l'escadre de l'Océan, il livra aux Anglais la bataille d'Ouessant et y battit complètement l'amiral Keppel. Après cette brillante affaire, il fut chargé du commandement des escadres réunies de France et d'Espagne.

    Cherves-Richemont

    Quelque temps après, une épidémie de typhus lui enleva son fils, et sa femme ne put survivre à sa douleur. Alors, le comte d'Orvilliers, découragé, abandonna le service et se retira à Rochefort; plus tard, il quitta la France et l'on ne sait pas ce qu'il est devenu.

    Après la tourmante révolutionnaire, le château-Chesnel devint la propriété des héritiers de la comtesse d'Orvilliers, M. Frétard d'Ecoyeux. Ce dernier, afin d'éviter à ses filles les embarras d'une licitation, vendit le domaine du château-Chesnel, en 1862. Le possesseur actuel de ce beau domaine est M. le comte de Roffignac.

    Le 11 décembre 1896, un journalier, qui était occupé à des défrichements, dans un pré situé à proximité du château-Chesnel, mit au jour un certain nombre d'objets destinés au culte. Ces objets sont très remarquables et constituent un véritable trésor.

    Ce sont: une clochette, un coffret, une coupe, trois croix de procession, un crucifix, un lampier, une statuette et un triptyque. La pièce la plus remarquable est le triptyque, grâce à sa conservation parfaite, à la beauté de son style et au charme de sa décoration émaillée. Il représente une descente de croix. Ce trésor devait provenir probablement de l'une des abbayes voisines de Fontdouce, de Bassac ou de Châtres.

    Cherves-Richemont

    Dans le parc du château-Chesnel, une source abondante sort d'un rocher en forme de grotte: c'est la fontaine des lions, ainsi nommée parce qu'on y voit deux lions sculptés dans la pierre.

    La commune de Cherves renferme de nombreux villages, parmi lesquels nous ne citerons que les principaux: Orlut, gros hameau autrefois siège d'une obédiencerie ayant appartenu à l'abbaye de Saint-Cybard et assez importante pour avoir eu pendant quelque temps le titre de prieuré; Champblanc, au centre de l'exploitation des carrières de plâtre; la Garnerie, au nord du bourg de Cherves; l'Epine; Fontenille, dans le sud de la commune; Champéroux, sur la route de Saint-Jean d'Angély; le Pons, sur l'Antenne, à la limite de la commune de Saint-Sulpice: l'Houmade, sur le Ris-Bellot; le Coudret; Chez-Pinaud ; Chez-Pelé; Masseville, à la limite de la commune de Mesnac; le Palin et le Marais, dans le nord de la commune; Croix de Picq; Bas-Parc, etc.,etc...

    Cherves-Richemont

     

    Commune de Richemont

    Située au nord de Javrezac, la petite commune de Richemont présente un aspect des plus riants. Bornée à l'ouest par les hauteurs de Mont-brizard, de Monconseil, de Boismartin et de Bourgneuf, limitée à l'est par la ravissante vallée de l'Antenne, elle comprend, au centre, une série de collines qui descendent vers l'Antenne et qui finissent brusquement par des rochers à pic, surplombant la vallée.

    Le charmant ruisseau de Ris-Bellot forme la limite septentrionale de la commune; la limite méridionale est indiquée par la Combe à Baudry, qui traverse le beau parc de la Billarderie. Ses rochers, ses grands bois, ses coteaux couverts de riches vignobles, ses vallons aux verdoyantes prairies, son Antenne avec ses vieux ponts et ses cascatelles donnent à la commune de Richemont un aspect des plus pittoresques, qui lui a valu une réputation des mieux méritées.

    Cherves-Richemont (2414 hab.).

    Nous devons signaler également les grottes situées sous le cimetière et qui paraissent avoir été habitées, les nombreux silex préhistoriques recueillis dans la commune et qui sont possédés aujourd'hui par de nombreux particuliers, et les vieux peupliers plantés au bas du cimetière et dont le tronc est si puissant que trois hommes suffisent à peine pour l'entourer de leurs bras.

    Cherves-Richemont

    L'industrie est représentée par une minoterie qui a remplacé, à Boussac, une ancienne papeterie, par un moulin établi en bas de l'église et qui, longtemps inutilisé, fournit aujourd'hui la force motrice et l'éclairage au séminaire, et enfin par une scierie à vapeur installée au Roc.

    Les voies de communication de la commune sont des chemins d'intérêt commun, dont l'un se dirige vers le bourg de Cherves, et dont l'autre unit Javrezac à la commune de Louzac.

    Le bourg de Richemont, à cinq kilomètres nord-ouest de Cognac, ne comprend guère que l'église et le château. L'église, isolée sur une pointe de rocher, était primitivement la chapelle du château. C'est un monument roman très simple et très pur, mais qui parait avoir subi des retouches nombreuses et profondes.

    Cherves-Richemont

    Sous l'autel, s'étend une crypte des plus curieuses, qui a été classée récemment parmi les monuments historiques. Près de l'église, s'élevait le château féodal, dont il ne subsiste que quelques vestiges. Ce château était la demeure de Seguin de Richemont, fils de Seguin Mesnard, seigneur d'Authon, en saintonge, qui prit part à la seconde croisade en 1147.

    A quelle époque ce château fut-il détruit ? Nous ne saurions le dire. Toujours est-il qu'au seizième siècle, il était inhabitable et que les de Lestang, seigneurs de Richemont, avaient dû s'installer au logis de Boussac, qui leur appartenais également.

    Le château actuel fut construit dans le premier tiers du dix-septième siècle par un fonctionnaire royal de Cognac, Pierre Jarousseau. Ce château changea fréquemment de propriétaire. Vers le milieu du dix-huitième siècle, il appartenait à Jean Moucheteau, dont la fille, Marie-Louise, épousa Jean Fé de Ségeville, lieutenant du roi à Cognac. La fille de ce dernier épousa messire Guillet des Fontenelles et lui porta en dot le château de Richemont qui, ayant franchi la tourmente révolutionnaire sans être confisqué, fut vendu, en 1816, par les héritiers de Guillet des Fontenelles à M. Prouhet.

    Cherves-Richemont

    La famille Prouhet, ayant fait de mauvaises affaires, fut obligée de vendre Richemont, qui fut acquis par M. Descordes, curé de Cognac. Ce dernier y installa aussitôt le petit séminaire.

    En 1906, en exécution de la loi de séparation, le séminaire fut placé sous séquestre et maîtres et élèves en furent expulsés. En 1911, les immeubles furent attribués au département de la Charente, qui les revendit aux enchères. Ils furent alors acquis par une société civile qui y fonda une école libre d'enseignement secondaire.

    Depuis cette époque, le séminaire de Richemont a repris son ancienne prospérité.

    Les bâtiments du séminaire ne proviennent pas tous de l'ancien château ; de nombreuses constructions ont été ajoutées aux anciennes.

    Boussac, dont nous avons parlé plus haut, est situé sur les bords de l'Antenne, à environ deux kilomêtres de Richemont. Ce fut, comme nous l'avons dit, la propriété de la famille de Lestang.

    Cherves-Richemont

    Au dix-huitième siècle, Boussac appartenait à Jacques Théodore Perrin, qui, en 1787, y installa une papeterie, aujourd'hui remplacée par une minoterie. La famille Perrin est aujourd'hui représentée par un honorable négociant de Cognac, M. H. Perrin de Boussac. Boussac appartient à M. Martell.

    En dehors de la Billarderie, la magnifique propriété de M. Hennessy, la commune de Richemont renferme quelques domaines remarquables : Mont-Brizard, ancienne propriété de la maison Marie Brizard et Roger, appartenant aujourd'hui à M. Hennessy ; Bourgneuf, à la famille Bournonville; la Pommeraye, à M. Callandreau;  la Commanderie, ancienne ferme des Templiers, propriété de M.Filloux, ancien maire de la commune et d'autres plus petits.

    Comme dans la plupart des communes de ce canton, les hameaux sont peu importants. Nous nous contenterons donc de signaler: le Roc; Bois- rocher; la Chéronnerie, etc.,etc...

     Documentations : Historique et communale de la Charente. J. Martin-Buchey  ancien professeur d'histoire 1914 -1917.


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    21.12.2013

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