• Bouteville (Charente)

     Les battages sur Bouteville

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     Sur le territoire de Bouteville, dans le premier quart du siècle, la vigne laissait davantage de place aux céréales qu'aujourd'hui. Les battages étaient une période très épuisante mais que les agriculteurs n'auraient voulu manquer à aucun prix. Parfois, pour les grosses propriétés, comme celle de l'Epinette, deux journées entières étaient nécessaires.

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    A Bouteville et dans les environs, les battages duraient à peu près trois semaines à un rythme très soutenu. Debout à 5 heures, il fallait d'abord traire les vaches, après quoi l'on s'accordait un casse-croûte. Puis la journée de battage commençait, coupée par le déjeuner, constitué de pomme de terre et de sardines crues, pour ne s'arrêter qu'au soir. Le repas était alors le bienvenu. Il prenait fin vers 23 heures. Le lendemain la même journée recommençait chez un autre propriétaire. Sur cette photo, un groupe de batteurs dont faisaient partie, Henri Thomas, Gabriel Grimaud, Ernest Bâti, Henri Bironneau, Marcel Poupon, Pierre Sicard, Albert Fort, Boisneuf,Claude Aubineau, Marcel Perrot.

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     Un événement à Chadebois, commune de Bouteville : l'arrivée du tracteur. René Paillou, René Robert, Raymond Guignard et Henri Augereau vont, après quelques réglages, lui faire effectuer ses premiers tours de roue. Sur les bandages, ils ont fixé des boulons pour éviter le patinage.

    René Paillou ancien maire de Bouteville de 1962 à 1976

    Né en 1901 et décédé en 1976.

     

     

     

     

     

     

    A quand la chanson des vignerons Charentais, d'aujourd'hui ! 

    Salut Bruno, bravo pour ton équipe  charentaise.

    Marc-Henri Evariste Poitevin dit Goulebenéze (1877-1952) fut l'auteur d'une centaine de chanson en patois charentais. Il écrivit en avril 1900 une Chanson dédiée aux vignerons charentais : « Le Vin Bian »

    Sur l’air de Froufrou

    Promier coubiet

    Ol est nous aut’ qu’jh’ l’ons pianté

    Thiell’ veugn’ qui doun’ la lithieur bianche,

    O l’est b’n’ à nous d’ n’en récolter

    Les raisins qui v‘nant dans ses branches;

    I l’avant chanté tous les vins :

    Le Bourdâ, l’Bourgogn’ et l’Champagne,

    I l’ant chanté les bièr’s d’All’magne,

    Peuvons b’chanter l’jhus d’nous raisins.

    Refrain

    L’vin bian, l’vin bian,

    Est thieu que reun rempiace,

    L’vin bian, l’vin bian,

    Vaut meux qu’tout’zeu vinasse,

    L’vin bian, l’vin bian,

    O vous r’met l’thieur en piace,

    In cot d’vin bian

    Vous rajhén’zit d’vingt ans.

    Deuxième coubiet

    Jh’baillris mes pirons, mes gorets,

    Mes zoueilles, mes perots, ma beurjhouèse,

    Putout que d’pard, mon vin thiairet

    Qui rouill’ les zeuils coume in élouèse ;

    Jh’en ai, thieuqu’fût souc mon ballet,

    Qui n’ant jhamais-t’éyut d’baptême,

    Jh’aim’ris meux n’avouèr 500 d’même

    Que la piace à nout’ Sous-Peurfet !

    Refrain

    L’vin bian, l’vin bian,

    Est thieu que reun rempiace,

    L’vin bian, l’vin bian,

    Vaut meux qu’tout’zeu vinasse,

    L’vin bian, l’vin bian,

    O vous r’met l’thieur en piace,

    In cot d’vin bian

    Vous rajhén’zit d’vingt ans.

    Troisième coubiet

    Thiau vin si jholit et si gris

    Est thieu qui fait la Fin Champagne,

    La jhalous’rie d’bein des pays,

    Et la fortun’ de nous campagnes.

    I descend si bein dans l’jhabot,

    I se thitt’ si bein, si bein bouère

    Que chacun l’matin peur tuer l’ver,

    Manjh’in goulée peur bouère in cot.

    Refrain

    L’vin bian, l’vin bian,

    Est thieu que reun rempiace,

    L’vin bian, l’vin bian,

    Vaut meux qu’tout’zeu vinasse,

    L’vin bian, l’vin bian,

    O vous r’met l’thieur en piace,

    In cot d’vin bian

    Vous rajhén’zit d’vingt ans.

    Quatrième coubiet

    Il est doux quant’il est nouviâ,

    Pu bon pour tremper la roûtie !

    Quant’on n’a troé verr’s dans la piâ

    Y a point d’ddanjher de maladies,

    Et quante il a l’âjh’ de troé z’ans,

    Son bouchon peut’coum in’ pétouère,

    Il est pu jholi dans m’in verre

    Qu’les zeuils d’in’ droless’ de vingt ans !

    Refrain

    L’vin bian, l’vin bian,

    Est thieu que reun rempiace,

    L’vin bian, l’vin bian,

    Vaut meux qu’tout’zeu vinasse,

    L’vin bian, l’vin bian,

    O vous r’met l’thieur en piace,

    In cot d’vin bian

    Vous rajhén’zit d’vingt ans.

    Cinquième coubiet

    Z’enfants, pusqu’ol a ben moûté

    Et qui n’sent point la pauriture,

    O faut que jh’vidons in potet

    D’thieu gâ qui nous cop’ la fiyure.

    Qui sèjh’ de Burie ou d’Cougnat,

    Ou beun dau vallon d’la Creuzille,

    En attendant que l’soulail brille,

    Chantons jhusqu’à c’qui m’foute à bas !

    Refrain

    L’vin bian, l’vin bian,

    Est thieu que reun rempiace,

    L’vin bian, l’vin bian,

    Vaut meux qu’tout’zeu vinasse,

    L’vin bian, l’vin bian,

    O vous r’met l’thieur en piace,

    In cot d’vin bian

    Vous rajhén’zit d’vingt ans.

    Goulebenéze - 1900

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