• Bouteville (Charente)

    Blog de sylviebernard-art-bouteville : sylviebernard-art-bouteville, La Renaissance du Château de Bouteville (Charente).

     Maneaud, instituteur à Bouteville.

    Etudes Locales, 9e année, N. 86, décembre 1928, pp. 317-319.

     Sur la butte du château, il y avait de nombreux souterrains communiquant sans doute avec les précédents ou avec le bourg qui est assis au pied du château. En flanc de coteau, il existe une petite chambre souterraine renfermant des cercueils; l'abord en est difficile, et je ne l'ai pas encore visitée. On y trouva autrefois quelques monnaies (règne de Louis XIII).

     Vieilles Maisons.

    Dans le bourg, outre l'église et le château, il existe de nombreuses vieilles bâtisses aux murs épais, aux fenêtres étroites et aux vieilles toitures de tuiles noires. On distingue, sur les murs de nombre d'entre elles, des ouvertures ogivales ou romanes aujourd'hui murées. En bon état de conservation, se dresse, à l'entrée Est du bourg, l'hôtel de la Prévôté avec une tourelle d'angle à toiture formée d'un bloc de rocher (XVIe siècle?).

    Il y avait autrefois des halles que je n'ai pas vues. La municipalité trouva plus économique de les abattre et d'en vendre les pierres et les bois que d'y effectuer les réparations nécessaires.

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    les gens âgés d'ici ne peuvent à ce sujet fournir d'indications précises.

    Il y avait dans la commune de Bouteville, au sud du village de Douvesse, à petite distance du dolmen plus haut cité, un autre dolmen plus petit dont il ne reste aujourd'hui nulle trace. Un habitant de la commune m'a dit tenir de son grand-père l'assurance que les Réformés, sur la table de ce dolmen, célébraient de nuit leur culte (avant 1789).

    A cette époque, ce qui maintenant est plaine cultivée était forêt.

     Dolmen de Pierre-Levade.

    Je n'ai pu trouver trace de ce dolmen. Une pierre triangulaire pourrait à la rigueur en être considérée comme un des piliers. Ce qui existe en ce lieu (fief de BoisNoir à environ 1km à l'est du village de Peuchaud) ce sont des chambres souterraines. Malheureusement, les champs qui les recouvraient ont été mis en culture et les entrées sont fermées. Il y avait là deux chambres de forme circulaire, d'environ quatre ou cinq mètres de diamètre et reliées par un étroit couloir. Pas de maçonnerie. Une lampe brisée, en bronze, semblant remonter à l'époque gallo-romaine, y fut découverte.

    Autres Souterrains.

    On en connaît quelques-uns. Il doit en exister beaucoup qu'on ignore. Quelquefois, des, éboulements, des affaissements partiels de terrain se produisent qui découvrent la trace de travaux souterrains. Dans la ferme de Servolles, à l'E.-S.-E. du château, s'ouvre l'entrée d'un étroit conduit qu'on pouvait suivre l'an passé jusqu'à Labrousse (village situé au N.-E. du château, à environ 1,500m de Servolles).

    L'année, dernière, entre Servolles et Labrousse, à quelque distance (100m environ) de la route de Bouteville à Châteauneuf, un éboulement, se produisit et on découvrit deux grandes chambres souterraines creusées à la manière des carrières, mais plus irrégulièrement, avec, de distance en distance, des piliers de soutènement. Ces chambres semblent appartenir à une époque reculée, car elles semblent avoir été creusées avec des outils très primitifs. Mais elles se sont éboulées en partie et on ne peut plus aller loin.

    Les renards sont les seuls familiers de ceps logis souterrains. Dans une vielle maison située au village du Maine-des-Champs (N.-E. du château), if existe une bâtisse à voûte ogivale, à fenêtres étroites affectant vaguement la forme de meurtrières.

    On dit qu'autrefois s'y réunissaient les protestants. Dans la cour de cette maison, on descend par un puits vertical dans une chambré souterraine, parallélépipédique, qui, par une étroite ouverture donne accès à un souterrain conduisant probablement (nous n'avons pas osé nous y risquer) à la ferme de la Bouarderie (logis situé à l'Est-Nord-Est du château, à environ 1,500 mètres de celui-ci).

    Peut-être aussi conduit-il au village du Figeroux, voisin du Maine-des-Champs. (Ce dernier est traversé par le chemin Boisne). A la Bouarderie., il y avait aussi un souterrain aujourd’hui en grande partie comblé et envahi par l'eau.

    Il se dirigeait vers l'ancien logis d'Anqueville, au nord du village de Douvesse, sur la route de Bouteville à Saint-Même. Il existait aussi à la Bouarderie un mur construit mi-partie d'ossements humains et mi-partie de pierres et de mortier. Ce mur a été détruit. 

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     Les battages sur Bouteville

    Blog de sylviebernard-art-bouteville : sylviebernard-art-bouteville, Villageois d'autrefois de Bouteville

     Sur le territoire de Bouteville, dans le premier quart du siècle, la vigne laissait davantage de place aux céréales qu'aujourd'hui. Les battages étaient une période très épuisante mais que les agriculteurs n'auraient voulu manquer à aucun prix. Parfois, pour les grosses propriétés, comme celle de l'Epinette, deux journées entières étaient nécessaires.

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    A Bouteville et dans les environs, les battages duraient à peu près trois semaines à un rythme très soutenu. Debout à 5 heures, il fallait d'abord traire les vaches, après quoi l'on s'accordait un casse-croûte. Puis la journée de battage commençait, coupée par le déjeuner, constitué de pomme de terre et de sardines crues, pour ne s'arrêter qu'au soir. Le repas était alors le bienvenu. Il prenait fin vers 23 heures. Le lendemain la même journée recommençait chez un autre propriétaire. Sur cette photo, un groupe de batteurs dont faisaient partie, Henri Thomas, Gabriel Grimaud, Ernest Bâti, Henri Bironneau, Marcel Poupon, Pierre Sicard, Albert Fort, Boisneuf,Claude Aubineau, Marcel Perrot.

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     Un événement à Chadebois, commune de Bouteville : l'arrivée du tracteur. René Paillou, René Robert, Raymond Guignard et Henri Augereau vont, après quelques réglages, lui faire effectuer ses premiers tours de roue. Sur les bandages, ils ont fixé des boulons pour éviter le patinage.

    René Paillou ancien maire de Bouteville de 1962 à 1976

    Né en 1901 et décédé en 1976.

     

     

     

     

     

     

    A quand la chanson des vignerons Charentais, d'aujourd'hui ! 

    Salut Bruno, bravo pour ton équipe  charentaise.

    Marc-Henri Evariste Poitevin dit Goulebenéze (1877-1952) fut l'auteur d'une centaine de chanson en patois charentais. Il écrivit en avril 1900 une Chanson dédiée aux vignerons charentais : « Le Vin Bian »

    Sur l’air de Froufrou

    Promier coubiet

    Ol est nous aut’ qu’jh’ l’ons pianté

    Thiell’ veugn’ qui doun’ la lithieur bianche,

    O l’est b’n’ à nous d’ n’en récolter

    Les raisins qui v‘nant dans ses branches;

    I l’avant chanté tous les vins :

    Le Bourdâ, l’Bourgogn’ et l’Champagne,

    I l’ant chanté les bièr’s d’All’magne,

    Peuvons b’chanter l’jhus d’nous raisins.

    Refrain

    L’vin bian, l’vin bian,

    Est thieu que reun rempiace,

    L’vin bian, l’vin bian,

    Vaut meux qu’tout’zeu vinasse,

    L’vin bian, l’vin bian,

    O vous r’met l’thieur en piace,

    In cot d’vin bian

    Vous rajhén’zit d’vingt ans.

    Deuxième coubiet

    Jh’baillris mes pirons, mes gorets,

    Mes zoueilles, mes perots, ma beurjhouèse,

    Putout que d’pard, mon vin thiairet

    Qui rouill’ les zeuils coume in élouèse ;

    Jh’en ai, thieuqu’fût souc mon ballet,

    Qui n’ant jhamais-t’éyut d’baptême,

    Jh’aim’ris meux n’avouèr 500 d’même

    Que la piace à nout’ Sous-Peurfet !

    Refrain

    L’vin bian, l’vin bian,

    Est thieu que reun rempiace,

    L’vin bian, l’vin bian,

    Vaut meux qu’tout’zeu vinasse,

    L’vin bian, l’vin bian,

    O vous r’met l’thieur en piace,

    In cot d’vin bian

    Vous rajhén’zit d’vingt ans.

    Troisième coubiet

    Thiau vin si jholit et si gris

    Est thieu qui fait la Fin Champagne,

    La jhalous’rie d’bein des pays,

    Et la fortun’ de nous campagnes.

    I descend si bein dans l’jhabot,

    I se thitt’ si bein, si bein bouère

    Que chacun l’matin peur tuer l’ver,

    Manjh’in goulée peur bouère in cot.

    Refrain

    L’vin bian, l’vin bian,

    Est thieu que reun rempiace,

    L’vin bian, l’vin bian,

    Vaut meux qu’tout’zeu vinasse,

    L’vin bian, l’vin bian,

    O vous r’met l’thieur en piace,

    In cot d’vin bian

    Vous rajhén’zit d’vingt ans.

    Quatrième coubiet

    Il est doux quant’il est nouviâ,

    Pu bon pour tremper la roûtie !

    Quant’on n’a troé verr’s dans la piâ

    Y a point d’ddanjher de maladies,

    Et quante il a l’âjh’ de troé z’ans,

    Son bouchon peut’coum in’ pétouère,

    Il est pu jholi dans m’in verre

    Qu’les zeuils d’in’ droless’ de vingt ans !

    Refrain

    L’vin bian, l’vin bian,

    Est thieu que reun rempiace,

    L’vin bian, l’vin bian,

    Vaut meux qu’tout’zeu vinasse,

    L’vin bian, l’vin bian,

    O vous r’met l’thieur en piace,

    In cot d’vin bian

    Vous rajhén’zit d’vingt ans.

    Cinquième coubiet

    Z’enfants, pusqu’ol a ben moûté

    Et qui n’sent point la pauriture,

    O faut que jh’vidons in potet

    D’thieu gâ qui nous cop’ la fiyure.

    Qui sèjh’ de Burie ou d’Cougnat,

    Ou beun dau vallon d’la Creuzille,

    En attendant que l’soulail brille,

    Chantons jhusqu’à c’qui m’foute à bas !

    Refrain

    L’vin bian, l’vin bian,

    Est thieu que reun rempiace,

    L’vin bian, l’vin bian,

    Vaut meux qu’tout’zeu vinasse,

    L’vin bian, l’vin bian,

    O vous r’met l’thieur en piace,

    In cot d’vin bian

    Vous rajhén’zit d’vingt ans.

    Goulebenéze - 1900

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