Graves-Saint- Amant
Graves-Saint-Amant
http://www.annuaire-mairie.fr/mairie-graves-saint-amant.html
http://www.cc-region-chateauneuf16.fr/Graves-Saint-Amant.html
Commune de Saint-Amant-de-Graves,
aujourd'hui appeler Graves-Saint-Amant
Moins étendue et moins peuplée que la commune d'Angeac, sa voisine, la commune de Saint-Amant de Graves présente avec cette dernière la plus grande analogie. C'était également une dépendance de la seigneurie de Vibrac.
La Charente, qui forme sa limite septentrionale, y baigne une belle prairie, où viennent paître de nombreux troupeaux. En s'élevant peu à peu vers le sud.
On rencontre des champs bien cultivés et des beaux vignobles. Quant au plateau élevé qui compose toute la partie sud de la commune, il est couvert de bois magnifiques.
Des carrières de pierre de taille sont ouvertes dans le massif de ce plateau; mais leurs produits sont moins estimés que ceux ds carrières de Saint-Même, leurs voisines.
Le petit Ruisseau d'Anqueville, qui fait mouvoir le moulin de Courpétaud, arrose un jolie vallon ombragé.
La ligne de chemin de fer d'Angoulême à Saintes possède au bourg de Saint-Amant une station, qui dessert également les communes voisines d'Angeac et de Saint-Simon. Le sud de la commune est traversé par la route départementale de Châteauneuf à Cognac.
Le bourg est desservi par la route de Châteauneuf à Jarnac et est uni au bourg de Saint-Simon par une autre route qui traverse toute la prairie.
Anciennes cartes
Le bourg de Graves-Saint-Amant (337 hab.), à six kilomètres nord-ouest de Châteauneuf et vingt-et-un de Cognac, est groupé autour de sa modeste église, à proximité de la station du chemin de fer; c'est un bourg essentiellement rural.
L'Eglise de Saint-Amant avait donnée, en 1124, par l'évêque d'Angoulême, Gérard II, à l'abbaye de Savigny, qui l'avait remise prieuré de Bouteville. Il ne reste rien de cette église primitive.
Jusque vers la fin du quizième siècle, la paroisse de Saint-Amant fut confiée par le prieuré de Bouteville à un vicaire perpétuel, qui partageait avec le prieuré les revenus du bénéfice.
En 1460, l'église de Saint-Amant devint elle-même le siège d'un prieuré dépendant de celui de Bouteville; mais les guerres religieuses du seizième siècle furent des plus préjudiciables à ce prieuré, qui fut supprimé vers 1380. A cette époque l'église n'était plus qu'une ruine et dut être reconstruite à peu près complètement, telle que nous le voyons aujourd'hui.
En dehors du bourg, le centre de population le plus important est le village de Chez-Brisson, construit à peu de distance de la route de Cognac.
Les autres hameaux sont : Chebrac, village près duquel sont situées d'importantes carrières ; Chez-Maurin ; Chez-Fieurenceau ; Chez-Jean-Millaud. dans la fertile vallée de la Charente, etc...
Documentation: J. Martin-Buchey ancien professeur d'histoire.
COMMUNE DE GRAVES
Située à l'extrémité du canton de Châteauneuf, limité au nord de la Charente, la commune de Graves est la plus petite de tout le canton. C'est une commune agricole, possèdant de beaux vignobles et de bonnes prairies. Le ruisseau d'Anqueville y arrose un frais vallon avant de rejoindre la Charente, au pied de la colline qui supporte l'église de Graves.
La ligne du chemin de fer d'Angoulême à Saintes traverse la commune; mais la station est dans la commune voisine de Saint-Amant-de-Graves appeler aujourd'hui Graves-Saint-Amant.
Graves est également desservi par le chemin d'intérêt commun de Châteauneuf à Jarnac et par un chemin vicinal ordinaire.
Le bourg insignifiant de Graves , à sept kilomètres nord-ouest de Châteauneuf et vingt kilomètres de Cognac, est groupé autour de sa petite église.
Cette église est un des monuments les plus intéressants du canton: la nef, voutée en berceau, est très ancienne; on peut en faire remonter la construction au neuvième ou au dixième siècle. Vers la fin du douzième siècle, on reconstruisit la façade et on éleva la coupole, au-dessus de laquelle fut établi le clocher.
Dans sa simplicité, la façade est d'une grande distinction. Au bas du pignon, de jolis médaillons supportent une corniche très saillante. Une autre corniche très ornée sépare l'étage du rez-chaussée. La porte est couronnée d'un cordon de pointes de diamant et de deux archivoltes.
Le clocher est des plus gracieux avec, sur chaque face, ses fenêtres géminées, à double archivolte, couronnées, comme la porte, d'un cordon de pointes de diamant et reliées entre elles par un chamfrein très saillant à la hauteur des pieds droits.
Au-dessus de ce chamfrein, les angles de la tour sont ornés d'une colonnette, dont le chapiteau va se perdre dans l'entablement, que supportent de curieux médaillons.
La cloche est vraisemblablement la plus ancienne du pays; elle est de la dernière année du quinzième siècle.
Vers la fin du quinzième siècle, à la suite d'un accident, le sanctuaire et la façade est du clocher furent détruits. La coupole et la voûte du sanctuaire furent alors reconstruites dans le goût de l'époque; mais la façade orientale du clocher fut refaite conformément à son premier dessin.
Dans l'intèrieur de l'église, on remarque une fresque intéressante datant de la dernière année du quinzième siècle et qui a valu à l'église de Graves d'être classée parmi les monments historiques.
Les registres paroissiaux de la commune de Graves remontent à l'année 1633.
La principale agglomération se trouve au village des Aireaux, agréablement bâti dans la vallée du ruisseau d'Anqueville, à cinq cents mètres du bourg de Graves; ce village possédait la mairie et la maison d'école avant qu'elles ne fussent transférées dans leur nouvelle installation, sur la route de Châteauneuf à Jarnac.
Les autres villages de la commune sont: la Natrie, près du ruisseau d'Anqueville; chez-Renouard, qui forme la continuation de l'important hameau de Saintonge, appartenant à la commune de Saint-Même; chez-Texier, à l'extrémité sud de la commune ; la Tuilerie etc...
A un kilomètre environ du bourg de Graves, près de la ligne de chemin de fer, on aperçoit à travers le feuillage, la jolie tour hexagone du charmant château de Bois-Charente, construit au seizieme siècle par la famille Giraud d'Anqueville, qui en était propriétaire.
BOIS-CHARENTE
Cette famille, qui conserva toujours les relations les plus amicales avec les Méhée, ses successeurs dans la possessions d'Anqueville, garda Bois-Charente jusque vers la fin du dix-septième siècle. En 1680, par son mariage avec Marguerite Giraud, fille du dernier seigneur du Bois-Charente, François Goulard, seigneur de la Faye, de vint propriétaire du domaine, qui fut acquis, dans les premières années du dix-huitième siècle, par Jean Tioulet, gentilhomme ordinaire de la Chambre du roi.












































