Bourg-Charente

Le Bourg de Bourg-Charente (826 hab.) en 2017, à sept kilomêtres nord de Segonzac, et dix kilomètres de Cognac, s'étend sur les bords de la Charente, dans une situation des plus agréables. Un beau pont, de construction récente le met en communication avec la rive droite du fleuve. Il possèdait un bureau de poste. Les premiers registres de l'état-civil remonte à l'année 1652.
www.annuaire-mairie.fr/mairie-bourg-charente.html
Cheminée de la grande salle du château de Bouteville début des premières années du XVII siècles.
Je remercie les propriétaires Marnier-Lapostolle du château de Bourg-Charente de m'avoir laissé étudier les sculptures de la cheminée de Bouteville.
Mme Sylvie Bernard.
Couronnement de la souche de cheminée de la grosse tour.
Dessin de Sadoux.
Peintre Mme Sylvie Bernard, peint d'après un dessin de Sadoux conservé aux Archives Départementales.
Château de Bourg-Charente
Depuis la fin du siècle dernier cette cheminée orne la grande salle du château de bourg-Charente.
Le 28 juillet 1891, elle a été admirée en place.
Cette carte postale ancienne nous la montre en place au château de Bouteville avant son transfert à Bourg-Charente.
Cheminée de la grande salle du château de Bouteville restaurée lors de son remontage à Bourg-Charente vers 1895.
Emplacement de la cheminée dans la grande salle du château de Bouteville
Le groupe Campari
propriétaire du château de Bourg-Charente
Le groupe Campari a décidé d'accompagner cette reconquête patrimoniale en signant une convention de mécénat .
Le jeudi 23 mars 2023, la société Campari a signé une convention de mécénat avec l'agglomération de Grand-Cognac, maître d'ouvrage de la restauration du château de Bouteville .
Convention de mécénat permettant de financer la reconstitution à l'identique la cheminée dans le château de Bouteville.
Anciennes cartes
Commune de Bourg-Charente
La commune de Bourg-Charente est une des plus intéressantes de l'arrondissement de Cognac, non seulement par les nombreux vestiges du passé qu'elle nous a conservés, mais aussi par la beauté des sites qu'elle offre à nos regards.

En nul autre endroit, la vallée de la Charente n'est plus belle que dans la traversée de cette commune. Une haute falaise boisée domine la rive gauche du fleuve; de ce point élevé les regards embrassent un immense panorama. Sur la rive droite se dresse, au sommet d'un rocher escarpé, le château de Bourg, au-delà duquel se déroule la vaste plaine du Pays-Bas; au midi, La Champagne offre à la vue ses admirables vignobles, au milieu desquels surgit la flèche élancée de l'église de Gensac.
Dans les flancs de cette falaise s'ouvrent les grottes remarquables du Dérivant, véritable labyrinthe, que viennent visiter chaque année de nombreux touristes. A l'époque diluvienne, ces grottes ont été complètement obstruées par les alluvions et il a fallu des travaux importants pour les déblayer.
Un petit affluent de la Charente, peu important si l'on considère la longueur de son cours, mais dont le volume est assez considérable pour fournir la force motrice à quatre moulins, sort de plusieurs sources aux environs des villages de la Lèche et de Chez-les-Tards.
M. Ardouin-Dumazet la description de la plus belle d'entre elles.
<< Dans une excavation aux parois blanches, tapissée de sable fin, on voit sourde une multitude de sources qui bouillonnent en soulevant le sable. Des plantes aquatiques, quelques-unes aux larges feuilles, d'autres aux tiges fines et déliées, comme des chevelures, d'autre plaquées contre la roche blanche, les unes d'un vert sombre, d'autres d'un roux ardent, d'autres dorées, d'autres ayant des reflets métalliques, croissent dans l'abîme où les jeux des ombres et de la lumière produisent d'admirables effets. C'est d'une splendeur féérique............ . Cette source est magique; elle est peut-être unique au monde. Si elle n'a pas la masse puissante des sources de la Touvre et la sinistre apparence du Dormant, elle est bien plus belle que les sources de Touvre par sa limpidité et par ses effets de lumière.>>
Près du village de Tilloux, au milieu d'un vaste bois, on a ouvert une immense carrière de sable et de cailloux, destinée à fournir au réseau de l'Etat les matériaux nécessaires au ballastage de ses diverses lignes de chemin de fer. On a découvert, dans cette ballastière, de nombreux objets dénotant la présence de l'homme primitif sur les bords de la Charente. On y a également découvert, en 1895, une magnifique défense provenant de l'elephas antiquus.
La commune de Bourg-Charente est une commune riche et prospère. La vigne en constitue la principale richesse; mais elle possède également de bonnes prairies et des champs fertiles. L'industrie est représentée par d'importants moulins et par plusieurs distilleries, où le vin récolté est transformé en eaux-de-vie excellentes. On rencontre également dans la commune des carrières de pierres de taille; mais elles ne sont pas exploitées. La ligne de chemin de fer d'Angoulême à Saintes possède une halte près du village de Tilloux. La principale voie de communication est la route nationale d'Angoulême à Saintes, qui traverse la commune de l'est à l'ouest. Entre outre, de nombreux chemins vacinaux ordinaires sillonnet son territoire.
L'ancien château de Bourg s'élevait sur la rive gauche du fleuve. C'était le siège d'une importance seigneurie qui s'étendait sur toute la paroisse de Bourg et comprenait également plusieurs villages de la paroisse de Gensac. Ses possesseurs s'appelèrent successivement seigneurs, barons, comtes, marquis.
En 1262, Ollivier, seigneur de Bourg, eut de graves démêlés avec le prieur de Bouteville,de qui dépendait l'église de Bourg. Une transaction intervint et la famille Ollivier conserva le château de Bourg. Le 19 août 1363, messire Ollivier, seigneur et baron de Bourg, rendit hommage au prince de Galles, son nouveau suzerain. Les Anglais s'étant installés au château de Bourg, le maréchal de Sancerre les en délogea en 1378 et détruisit la plus grande partie de la forteresse. Le nouveau château ne fut reconstruit qu'au seizième siècle et fut alors édifié sur la rive droite de la Charente, à l'endroit où il se trouve actuellement.
Au début du quinzième siècle, la terre de Bourg appartenait à une famille Bragier, dont un menbre, Pierre Bragier, fut maire de la Rochelle en 1445. Après son mariage avec Marguerite de Rohan, le comte Jean d'Angoulême acheta de la famille Bragier la terre de Bourg, qui resta attachée aux domaines des comtes d'Angoulême sous Charles d'Orléans et Louise de Savoie. Après son avènement au trone de France, François Ier donna la terre de Bourg à son ancien gouverneur Artus Gouffier. Le petit-fils de ce dernier, François Gouffier, chevalier de Malte, que sa situation tenait éloigné de Bourg, vendit cette terre, en 1607, à Pons de Pons, ancien page du roi François Ier.
Le fils de Pons, Renaud, étant mort sans postérité, la seigneurie de Bourg passa à sa fille, Marie Elisabeth de Pons, qui avait épousé François Amanieu d'Albret, comte de Miossens et baron d'Ambleville.
Ce dernier fut un grand batailleur, qui tua en duel, en 1651, le marquis de Sévigné et qui fut tué lui-même, en 1672, par M. de Saint-Léger Corbon.
Sa veuve, Mme de Miossens, habita fréquemment le château de Bourg et sut se faire aimer par sa bonté. En 1711, elle vendit la terre de Bourg à deux beaux-frères, MM. Rambaud et Salomon; puis elle se retira à Paris, où elle mourut en 1714, âgée de 78 ans. Vers le milieu du dix-huitième siècle, la terre de Bourg était possédée entièrement par Jacques-Pierre Salomon, conseiller du roi, président-trésorier de France, au bureau des Finances de la Généralité de Limoges.

La famille Salomon vendit le château de Bourg en 1767 au marquis de Girac, qui prit le titre de marquis de Bourg. Le dernier seigneur de Bourg fut messire Le Camus de Néville, conseiller du roi en tous ses conseils, maître des requêtes ordinaire de son hôtel et directeur général de la librairie. Il possédait une magnifique bibliothèque qui fut saisie le 14 ventôse an II. Il émigra et la révolution s'empara de sa propriété. Le château de Bourg appartient à M. Pellison. Depuis 1921, il appartient à la famille Marnier-Lapostolle.
La commune de Bourg possède deux autres châteaux : ceux de Cressé et de Tilloux.
Le château de Cressé est une magnifique demeure édifiée au milieu d'un beau parc, dont les arbres se reflètent dans les eaux de la Charente. Il appartient à Mme Gabriel Martell, femme d'un grand coeur, à laquelle on ne fait jamais appel en vain, lorsqu'il s'agit d'une bonne action.
Le château de Tilloux, qui appartient à l'honorable maire de la commune, M. Harris Favraud, est une construction moderne édifiée en 1872. Cette construction a remplacé un ancien château, siège d'une seigneurie dont les possesseurs, à la fin du seizième siècle étaient Jean Vinsonneau, écuyer, sieur de Lapéruse, et Jeanne Geoffrion, son épouse.
Leur fille, Jacquette Vinsonneau, leur succéda et porta la terre de Tilloux à son époux Charles de Crugy de Marcillac, capitaine des gardes du duc d'Eperon, qui fut nommé, en 1624, capitaine du château de châteauneuf. Charles de Marcillac se distingua au siège de la Rochelle, en 1628, et fut tué au siège de Privas en 1631.
Le menbre le plus remarquable de la famille de Marcillac, qui conserva la terre de Tilloux jusqu'à la fin du dix-huitième siècle, fut Jean-Louis de Marcillac; il prit part au siège de Maëstricht, en 1673, et mourut des suites des blessures qu'il reçut au siège de Fouquemont.
Le château de Tilloux fut démoli pendant la tourmente révolutionnaire et le domaine fut morcelé.
Les monuments religieux étaient également nombreux dans la commune de Bourg.
Entre le château et la rive droite de la Charente existait la chapelle de Saint-Catherine, qui fut l'objet d'une transactions entre le seigneur de Bourg-Charente, le prieur de Bouteville et le chapelain de Bourg. Jean-le-Bon y avait établi des services funéraires confiés aux moines de l'abbaye de Chastres.
Au village de Moulineuf on voit encore quelques traces d'une chapelle dédiée à la vierge. Pendant longtemps, on vit également au même lieu une croix de chemin, du style roman le plus pur, et dont les tronçons ont été transportés dans l'église paroissiale et dans le parc d'une maison particulière.
Les châteaux de Cressé et de Tilloux avaient également leur chapelle.
Enfin, l'église paroissiale, siège d'un prieuré bénédictin et de la paroisse, subsiste encore et mérite l'attention des archéologues. C'est édifice roman, à coupoles, du milieu du douzième siècle, copie évidente du plan de la cathédrale d'Angoulême, et petit modèle de la belle abbatiale de Chastres, construite peu après par un seigneur de Bourg.

L'église de Bourg, en forme de croix latine, se compose d'une nef avec deux coupoles, d'un transept avec absidioles dans les croisillons et coupoles à l'intersection, enfin d'une abside très riche extérieurement, très sévère à l'intérieur.
La façade, à trois étages, comprend un beau portique à quatre archivoltes entre les deux portes aveugles latérales.
Le second étage est fait de quinze arcature portées sur des colonnettes détachées, reposant sur une très riche corniche. Les archivoltes des arcades sont faites d'un bandeau chargé de toute la complication des lignes géométriques les plus capricieuses.
L'étage supérieur comprend six arcades portées par des colonnettes accouplées. Le grain très fin et très résistant de la pierre à conservé cette riche façade dans sa fraîcheur d'origine.
L'abside, ajourée de trois fenêtres seulement, est ornée, à l'intérieur, de colonnes massives qui soutiennent un très riche entablement. Chaque compartiment est formé d'une arcade nue, d'une niche à double archivolte portée par quatre colonnettes isolées, et enfin de trois petites arcatures reposant sur des colonnettes isolées.
Bourg possède assurément une des plus riches absides de la Charente.
Le clocher, du dix-septième siècle, défigure cette charmante église, qui avec raison, vient d'être reclassée parmi les monuments historiques.
Sur la muraille du nord, on peut remarquer une fresque du treizième siècle, à la détrempe, aussi bienconservée qu'elle est remarquable. Elle représente l'Adoration des Mages.
Documentation: J. Martin-Buchey ancien professeur d'histoire.1914-1917
Le château de Tilloux, qui appartient à l'honorable maire de la commune, M. Harris Favraud, est une construction moderne édifiée en 1872. Cette construction a remplacé un ancien château, siège d'une seigneurie dont les possesseurs, à la fin du seizième siècle étaient Jean Vinsonneau, écuyer, sieur de Lapéruse, et Jeanne Geoffrion, son épouse.
Leur fille, Jacquette Vinsonneau, leur succéda et porta la terre de Tilloux à son époux Charles de Crugy de Marcillac, capitaine des gardes du duc d'Eperon, qui fut nommé, en 1624, capitaine du château de châteauneuf. Charles de Marcillac se distingua au siège de la Rochelle, en 1628, et fut tué au siège de Privas en 1631.
Le menbre le plus remarquable de la famille de Marcillac, qui conserva la terre de Tilloux jusqu'à la fin du dix-huitième siècle, fut Jean-Louis de Marcillac; il prit part au siège de Maëstricht, en 1673, et mourut des suites des blessures qu'il reçut au siège de Fouquemont.
Le château de Tilloux fut démoli pendant la tourmente révolutionnaire et le domaine fut morcelé.
Les monuments religieux étaient également nombreux dans la commune de Bourg.
Entre le château et la rive droite de la Charente existait la chapelle de Saint-Catherine, qui fut l'objet d'une transactions entre le seigneur de Bourg-Charente, le prieur de Bouteville et le chapelain de Bourg. Jean-le-Bon y avait établi des services funéraires confiés aux moines de l'abbaye de Chastres.
u village de Moulineuf on voit encore quelques traces d'une chapelle dédiée à la vierge. Pendant longtemps, on vit également au même lieu une croix de chemin, du style roman le plus pur, et dont les tronçons ont été transportés dans l'église paroissiale et dans le parc d'une maison particulière.
Les châteaux de Cressé et de Tilloux avaient également leur chapelle.
Enfin, l'église paroissiale, siège d'un prieuré bénédictin et de la paroisse, subsiste encore et mérite l'attention des archéologues. C'est édifice roman, à coupoles, du milieu du douzième siècle, copie évidente du plan de la cathédrale d'Angoulême, et petit modèle de la belle abbatiale de Chastres, construite peu après par un seigneur de Bourg.

L'église de Bourg, en forme de croix latine, se compose d'une nef avec deux coupoles, d'un transept avec absidioles dans les croisillons et coupoles à l'intersection, enfin d'une abside très riche extérieurement, très sévère à l'intérieur.
La façade, à trois étages, comprend un beau portique à quatre archivoltes entre les deux portes aveugles latérales.
Le second étage est fait de quinze arcature portées sur des colonnettes détachées, reposant sur une très riche corniche. Les archivoltes des arcades sont faites d'un bandeau chargé de toute la complication des lignes géométriques les plus capricieuses.
L'étage supérieur comprend six arcades portées par des colonnettes accouplées. Le grain très fin et très résistant de la pierre à conservé cette riche façade dans sa fraîcheur d'origine.
L'abside, ajourée de trois fenêtres seulement, est ornée, à l'intérieur, de colonnes massives qui soutiennent un très riche entablement. Chaque compartiment est formé d'une arcade nue, d'une niche à double archivolte portée par quatre colonnettes isolées, et enfin de trois petites arcatures reposant sur des colonnettes isolées.
Bourg possède assurément une des plus riches absides de la Charente.
Le clocher, du dix-septième siècle, défigure cette charmante église, qui avec raison, vient d'être reclassée parmi les monuments historiques.
Sur la muraille du nord, on peut remarquer une fresque du treizième siècle, à la détrempe, aussi bienconservée qu'elle est remarquable. Elle représente l'Adoration des Mages.
Documentation: J. Martin-Buchey ancien professeur d'histoire.1914-1917
Ecole des filles




































