• Gimeux

     

     

    Gimeux

     

    Cartes  anciennes

    Commune de Gimeux

    Formant, avec la commune d'Ars, l'extrémité sud du canton de Cognac, la commune de Gimeux occupe un plateau peu élevé et légèrement accidenté, qui se termine, à l'ouest, par la vallée du Né.

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    En raison de son peu d'élévation au-dessus du niveau de la mer, cette large vallée, au milieu de laquelle la rivière se ramifie en un grand nombre de bras, est sujette à de fréquents débordements. aussi, malgré la faible distance qui sépare les deux bourgs d'Ars et de Gimeux, les communications étaient-elles parfois très difficiles entre eux; aujourd'hui, grâce à la magnifique chaussé qui les unit à travers la vallée, il n'en est plus ainsi.

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    Le sol de la commune de Gimeux se prête à tous les genres de culture; aussi l'agriculture y est-elle florissante. Les coteaux sont couverts de riches vignobles; les terres labourables donnent de belles récoltes en céréales et en prairies artificielles; enfin la vallée du Né renferme de bonnes prairies naturelles. La propriété est en général très morcelée et l'on trouve peu de propriétés importantes.

    Près du village des Brillauds , on remarque des cavités qui ont dû servir de refuge aux habitants, lors des invasions.

    Un chemin d'intérêt commun, venant de Cognac, traverse toute la commune du nord au sud et dessert le bourg de Gimeux. Un autre chemin d'intérêt commun se détache de ce dernier, près du bourg de Gimeux et se dirige vers le bourg de Genté. Le réseau routier est complété par la chaussée qui unit le bourg de Gimeux à celui d'Ars, et par un troisième chemin d'intérêt commun, qui limite la commune au nord et qui suit l'emplacement de l'ancienne voie romaine de Saintes à Périgueux.

    Au seizième siècle, la seigneurie de Gimeux appartenait à François de Larochebeaucourt, seigneur de Saint-Même, sénéchal d'Angoumois, dont la fille épousa Charles de Brémond, baron de Balanzac.

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    Leur fils aîné, François, leur succéda.Il embrassa le protestantisme et fut un des plus ardents défenseurs de la religion nouvelle.

    François de Brémond céda la seigneurie de Gimeux à dame François Belin, épousa d'Etienne Pasquier, qui le transmit à son fils, Nicolas Pasquier. Ce dernier, dont nous parlerons plus longuement dans la monographie de la commune de Mainxe, fut un homme très remarquable, qui fit une belle carrière dans la magistrature. Nommé d'abord président et lieutenant général près le siège royal de Cognac, il devint ensuite maître des requêtes de l'hôtel du roi.

    De son mariage avec Suzanne de Brémond, il eut quatre enfants, dont le plus jeune, connu sous le nom de M. de Gimeux, fut tué, croit-on, au siège de la Rochelle en 1628.

    Nicolas Pasquier mourut en 1642. Il laissa la terre de Gimeux à sa fille, Suzanne Pasquier, qui avait épousé Josias de Donissan. Cette terre changea ensuite plusieurs fois de propriétaires et passa, en dernier lieu, entre les mains de Mme de Verdelin, qui mourut en 1810, au château de Carrouge, en Normandie.

    Le bourg de Gimeux (728 hab.), à huit kilomètres sud-ouest de Cognac, étage ses maisons sur les flancs du coteau qui domine la vallée du né; il est dans sa position des plus riantes. Son église, du onzième siècle, est un carré long avec une coupole au milieu. En 1114, elle fut réunie au prieuré de Merpins. Les premiers registres de l'état civil remonte à l'année 1610.

    Parmi les principaux villages, nous citerons: les Guillons, au nord du bourg; les Brillauds, les Giumbelots, les Babonnauds, etc., etc...

     Documentations : Historique et communale de la Charente. J. Martin-Buchey  ancien professeur d'histoire 1914 -1917.